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La musica deuxième

de Marguerite DURAS



THEÂTRE ALCHIMIC (geneve) THEATRE VIDY-LAUSANNE, THEÂTRE DES MARTYRS


2011


Interprétation

Anne Martinet (Anne-Marie Roche), Philippe Morand (Michel Nollet).

Décor Vincent Lemaire et Philippe Sireuil

Assistante à la mise en scène  Julie Rahir

Lumières et mise en scène 

Philippe Sireuil



Production

COMPAGNIE DU PHENIX et THEATRE VIDY-LAUSANNE


Co-réalisation

LA SERVANTE











 
  1. photos de Mario del Curto ©

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La Musica, deuxième.

TROIS QUESTIONS A PHILIPPE SIREUIL



1.  Qu’est-ce qui vous plaît dans l’écriture de Marguerite Duras ?

Le théâtre de Marguerite Duras, c’est une parole qui s’exhibe, qui saigne, qui gémit ; c’est une écriture paradoxale à la fois très impudique, et qui laisse pourtant place à la pudeur de ce qui est tu.  C’est un théâtre fragile, à la marge de ce qu’il est convenu dénommer théâtre (au sens où l’on peut parler ainsi de celui de Racine), et dont ni la profération poétique, ni le psychologisme télévisuel ne peuvent trouver la clé interprétative ; trop de concret l’écrase, trop d’éther l’assomme. « Le grand apport de l’œuvre de Marguerite Duras réside en partie dans le fait qu’elle ne vise jamais à saisir le réel mais à dévoiler tout le mystère qu’il recèle », écrit Susan Cohen. Je ne saurais mieux dire.

2.  Comment présenteriez-vous le couple d’acteurs formé par Anne Martinet et Michel Voïta ?

Je connais un peu Anne Martinet, au travers de l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg où nous nous sommes rencontrés. Je ne connais pas du tout Michel Voïta. Je les ai croisés tous les deux au détour d’une lecture, avec l’idée de faire un spectacle avec eux deux. Ne pas connaître ou mal connaître les acteurs avec lesquels on débute un travail, est un exercice stimulant. Je  fais du théâtre pour apprendre, ai-je coutume de dire. Je vais découvrir, accompagner, guider, si possible dérouter, Anne et Michel, en espérant que les chemins empruntés nous mèneront sans a priori à Anne-Marie Roche et Michel Noiret, les protagonistes de La Musica Deuxième.

3.  Quelle est l’œuvre que vous regrettez ne pas avoir créée, et pourquoi ?

Mettre en scène, ce n’est pas créer des œuvres, et encore moins une œuvre, c’est en traverser. Je n’ai pas de regrets, seulement des envies à l’égard des textes, ceux que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore, et pour lesquels le temps manquera, quelle que soit la boulimie qui m’anime, de pouvoir les fréquenter un jour dans l’espace de la représentation.


EXTRAIT DU PROGRAMME DE LA SAISON 09-10  DU THEÂTRE VIDY-LAUSANNE